Depuis mon retour de Birmanie, je classe, regroupe, découpe, retouche mes images. Certaines que je croyais être des coups de coeur sur l’écran de l’appareil se retrouvent dans le fond d’un sous-répertoire qui ne sera peut-être plus jamais regardé. Et heureusement, d’autres prenennt vie une fois à l’ordi. Ce qui n’est pas une surprise, c’est que cette série d’images réalisée pendant une pwe, sorte de fête de pagode dans un petit village de pêcheurs figure parmi mes préférées. À elles seules, elles réussissent à traduire l’atmosphère de la Birmanie : les familles nombreuses, la beauté des birmanes, la fierté, l’esprit de fête et de partage, mais aussi la grande, très grande pauvreté et surtout, l’absence de tout service public qui contraint les birmans à s’éclairer eux-mêmes aux néons, alimentés par de bruyantes génératrices.
Tout ça a été réalisé au numérique, en poussant l’iso au-delà des limites recommandées par le fabriquant. Après coup, je réalise que le flou, le grain et les noirs saturés collent bien à l’atmosphère de Chaunghta.
Le récit de nos aventures accompagné de nombreuses autres images peut être lu sur ce petit site.

© Élise Desaulniers

