Dans une semaine, je serai en train d’installer les cadres de ma première expo, “Voyages au bout de la nuit” qui sera présentée au café Starbucks Parc/Laurier à Montréal du 4 décembre à la mi-janvier.
Voyages au bout de la nuit, c’est une douzaine d’images noir et blanc captées dans la dernière année autour de l’idée de l’intimité et de la métamorphose des lieux et des corps. Autant de tirages réalisés sur papier baryté. La nuit, ça passe aussi par la chambre noire et la transformation des sels d’argent.
«Ça a débuté comme ça» écrivait Louis-Ferdinand Céline au début de son Voyage. Pour Élise Desaulniers, aussi, ça débute comme ça. Avec des voyages. Un peu partout. À Tokyo. À Mexico. Dans les coulisses d’une soirée montréalaise – fétichiste, la soirée.
Élise Desaulniers prend l’avion et des photos. On l’imagine bien, un peu timide, avec l’appareil en bandoulière et la veste multi poches. Ou mieux: les poches trouées comme la mémoire et l’imaginaire en bandoulière. Elle va voir là-bas si ici n’y est pas.
Ensuite, il y a la nuit. Ou plutôt non. Pas ensuite. Tout de suite. Ça débute la nuit. Entre l’encre des trottoirs et le flash des néons, souvent, des corps passent. Des corps mobiles et incertains – maquillés, trempés, ligotés. Des corps qui passent à autre chose.
Voilà où nous mène Élise Desaulniers : dans la métamorphose de soi et des autres, au creux de l’intime, loin des clichés, au bout de la nuit.
Enfin, puisqu’il faut bien finir le début, il y une exposition.
Qui est une première. Sa première. C’est ça. Exactement.
Elle débute comme ça.
November 28th, 2006 at 9:43 am
Fantastic news Elise! Happy to see that, all the best and congratulation. Have fun.
Alek
February 10th, 2007 at 5:59 pm
bonsor
je découvre ce blog, tres intéressant, je vais y revenir je note l’adresse…
comment s’est passé votre expo…?
à bientôt