Un des grands plaisirs de ce blog est le mélange avec pour seul dénominateur commun mon intérêt. Les photographes connus se mêlent aux inconnus, la photo contemporaine au photoreportage, les images des pros se mêlent aux miennes. Après les récipiendaires de grands prix européens et les étoiles montantes de l’art contemporain québécois, voilà donc un jeune amateur dont j’ai découvert le travail sur Internet.

Aleksander Obinski est originaire de Pologne et habite Tokyo depuis huit ans. Sans doute lui aussi en plein questionement face à son indentité, Aleksander a constaté un paradoxe intéressant entre le désir profond de marquer son individualité tout en ayant besoin d’appartenir à un groupe, en un ensemble plus grand. Selon Aleksander, les japonais nés après la guerre semblent  tous osciller entre ces deux désirs. Dans son travail, il se penche sur cette question de l’individu au sein de groupe qui obsède les japonais. Son site propose une large sélection d’image, pour la plupart des scènes de rue de Tokyo dont plusieurs beaux noir et blancs captés de nuit à vitesse lente.

Je vous présente donc un extrait d’une série qu’il a réalisée du haut de la nacelle d’une grue au-dessus d’une rue de Tokyo. Un travail intelligent auqel on ne peut reprocher que le manque de constance au niveau du cadre (j’aurais voulu voir la foule déambuler sur un fond parfaitement stable, la bouche d’égoût qui se déplace légèrement me gêne un peu).


© Aleksander Obinski

Ainsi que trois magnifiques images tirées de son portefolio noir et blanc qui ne sont pas sans rappeler les photos de rue de Michael Ackerman.


© Aleksander Obinski

Le portefolio d’Aleksander Obinski